Face aux limites des formations traditionnelles, l’apprentissage invisible propose une nouvelle approche : apprendre directement dans le flux du travail, c’est-à-dire au moment où un besoin de soutien apparaît. Voici cinq conseils pour le mettre en œuvre de façon concrète.

Intégrer l’apprentissage directement dans le travail quotidien

Les collaborateurs ne devraient plus interrompre leurs activités pour suivre une formation. C’est l’objectif de l’apprentissage invisible, qui consiste à mettre à leur disposition des ressources accessibles depuis leurs outils de travail. L’idée est de leur permettre d’acquérir des compétences au moment où ils en ont besoin en fonction des situations qu’ils rencontrent. « Le développement professionnel se fait désormais par le biais du travail lui-même, et non plus comme une activité que les collaborateurs entreprennent avant ou après leur journée de travail », indique ainsi un guide réalisé par Cornerstone.

Privilégier des contenus courts et accessibles à la demande

Pour répondre à un problème précis, un collaborateur n’a pas nécessairement besoin de suivre un module de formation complet. Mieux vaut lui proposer des ressources concises comme des fiches pratiques ou une réponse à une question ciblée. « Au lieu de suivre un module de 45 minutes pour trouver une seule idée utile, les collaborateurs peuvent accéder en quelques secondes aux conseils précis dont ils ont besoin », résume le guide. A condition qu’ils aient « la capacité à identifier le soutien dont ils ont besoin et à prendre l’initiative de le trouver ».

Personnaliser l’accompagnement en fonction des besoins réels

Tous les collaborateurs n’ont pas les mêmes besoins, même lorsqu’ils occupent un poste similaire. Ici, l’idée consiste à s’appuyer sur des systèmes d’apprentissage adaptatif capables de proposer des ressources en fonction de la progression de chacun. « Plutôt que de proposer la même expérience de formation à tous ceux qui occupent un même poste, l’apprentissage adaptatif considère le parcours de chaque personne comme unique. » Toutefois, « même les systèmes adaptatifs dépendent toujours de l’engagement final d’une personne avec les ressources de formation ».

Utiliser l’intelligence artificielle pour accompagner les collaborateurs en temps réel

« Les agents d’apprentissage IA représentent la prochaine évolution de l’apprentissage invisible », affirme le guide. Intégrer des agents d’apprentissage IA aux outils utilisés quotidiennement permet de fournir des conseils, de donner des exemples concrets ou des pistes d’action pendant la réalisation d’une tâche. L’intérêt est de fournir un soutien adapté au moment même où une difficulté apparaît. « Au lieu d’attendre que les collaborateurs recherchent des conseils, ces agents peuvent observer leur manière de travailler et intervenir au moment où ils ont besoin de soutien », indique le guide.

Mesurer les progrès réels

Le nombre de cours suivis, les heures de formation dispensées ou les taux d’achèvement ne suffisent pas à mesurer l’efficacité d’une stratégie d’apprentissage. L’enjeu est désormais d’évaluer la progression des apprenants et leur capacité à prendre en charge des tâches plus complexes. Concrètement, le guide insiste sur la mesure d’indicateurs clés comme le « taux de développement des compétences », le « délai d’acquisition des compétences » ou encore la « mobilité interne ». « Ces indicateurs reflètent un développement réel des capacités plutôt qu’une simple participation à la formation. »