FizziQ rend les sciences plus vivantes

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Lancée en 2020, FizziQ est une EdTech qui souhaite renouveler l’enseignement des sciences en le rendant plus concret. En s’appuyant sur les outils du quotidien comme les smartphones, la solution propose une approche fondée sur l’expérimentation pour permettre aux élèves de mieux comprendre les phénomènes qu’ils étudient. Les explications de Christophe Chazot, fondateur.

Pourquoi avez-vous créé FizziQ ?

FizziQ est l’aboutissement de mon parcours d’ingénieur et de mon engagement progressif en faveur de l’éducation scientifique. En 2019, je me suis impliqué auprès de la fondation La Main à la pâte, créée notamment par le physicien et prix Nobel Georges Charpak. En accompagnant des enseignants de primaire dans des activités de robotique, j’ai découvert à quel point la pédagogie par l’investigation – fondée sur le questionnement, l’expérimentation et la validation d’hypothèses – transforme le rapport des élèves aux sciences. Cette approche a en effet révélé un appétit remarquable pour les sciences chez les plus jeunes ainsi qu’une capacité de raisonner comme des chercheurs dès lors qu’on leur en donne les moyens. L’idée de FizziQ est née de ce constat : les outils du quotidien, comme le smartphone, peuvent devenir des supports pour la démarche expérimentale et se mettre au service d’un apprentissage plus concret et plus vivant des sciences.

Que propose votre solution ?

FizziQ est une solution gratuite qui s’adresse à un public scolaire, en particulier aux élèves de la 4e à la terminale. Elle permet aux enseignants de couvrir de nombreux pans du programme de sciences à partir d’outils familiers. Concrètement, il s’agit d’une suite d’applications qui transforme les smartphones, tablettes et ordinateurs en véritables laboratoires scientifiques. En exploitant les capteurs déjà présents dans ces appareils – son, lumière, mouvement, pression, champ magnétique –les élèves peuvent réaliser des expériences et visualiser des phénomènes abstraits comme les ondes sonores ou les variations de fréquence. L’enjeu est de rendre visibles et manipulables des notions qui, autrement, nécessiteraient un équipement de laboratoire coûteux. En complément, nous avons développé un boîtier, FizziQ Connect, qui permet de connecter des capteurs externes. Cela ouvre la voie à des expérimentations encore plus poussées, à un coût réduit.

Quels sont vos projets ?

L’outil, qui ne collecte pas de données personnelles, est aujourd’hui utilisé par environ 50 000 élèves chaque mois. Nous avons la volonté d’élargir encore l’accès à l’expérimentation scientifique. Un premier axe de développement concerne ainsi le déploiement de FizziQ Web, une version accessible directement depuis un navigateur qui permet d’utiliser les fonctionnalités de la solution sur ordinateur. Cette évolution répond aux contraintes de certains établissements, où l’usage du smartphone est limité. Enfin, depuis peu, FizziQ met à disposition une intelligence artificielle pédagogique via un module intégré à la plateforme qui adopte une approche inspirée du dialogue socratique. Concrètement, plutôt que de fournir des réponses toutes faites, l’outil guide les élèves dans leur raisonnement en les aidant à formuler des hypothèses et à progresser par eux-mêmes.

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