Créée en 2024, La Méthode Aristote est une plateforme de soutien scolaire conçue par des enseignants et boostée à l’intelligence artificielle. Soutenue par le groupe Cartesia Education à l’occasion d’une récente levée de fonds, le pari de l’EdTech est de renouveler le soutien scolaire en combinant l’accompagnement humain et la technologie, selon Aimery de Vaujuas, co-fondateur.

Pourquoi avez-vous créé La Méthode Aristote ?

La Méthode Aristote a été lancée à Paris en 2024 dans le prolongement de l’expérience du groupe Cartesia Education, fondé en 2010 et spécialisé dans la préparation aux concours et aux études supérieures. Au fil des années, ce groupe s’est progressivement transformé en acteur de l’enseignement à distance, notamment pour les adultes en reconversion professionnelle dans des domaines variés comme la comptabilité, la santé ou les langues. Le groupe a toujours revendiqué deux valeurs centrales : l’excellence pédagogique et l’innovation. L’arrivée des modèles d’intelligence artificielle générative a ainsi constitué un déclic. Puisque ces technologies peuvent transformer les expériences d’apprentissage, nous avons imaginé une solution permettant de mettre l’IA au service des enseignants afin de démultiplier leur capacité à accompagner les élèves.

Que propose votre solution ?

La Méthode Aristote s’adresse aux élèves de la quatrième à la terminale et repose sur un accompagnement pédagogique structuré. Chaque élève est suivi par un tuteur qui construit avec lui un plan de travail personnalisé à partir d’un diagnostic initial réalisé avec l’élève et ses parents. Contrairement à certaines plateformes de mise en relation entre professeurs et élèves, la solution se fonde sur une méthode pédagogique claire : les tuteurs sont recrutés, formés et utilisent les mêmes outils conçus par l’équipe. Par ailleurs, le travail se concentre davantage sur la préparation aux contrôles et aux évaluations que sur l’aide aux devoirs quotidiens. Concrètement, l’élève suit des séances hebdomadaires en visioconférence avec son tuteur et plusieurs sessions de travail sur la plateforme. Notre outil IA, que nous avons co-construit avec des professeurs de l’éducation nationale, propose alors des activités pédagogiques adaptées au programme scolaire et au profil de l’élève. Le tuteur, de son côté, intervient pour guider, motiver et affiner le travail réalisé.

Quels sont vos projets suite à la levée de fonds de 2 millions d’euros réalisée en février 2026 ?

Après une première phase de développement technologique et pédagogique, nous souhaitons désormais accélérer la croissance de la solution. Notre récente levée de fonds de deux millions d’euros devrait notamment permettre de faire connaître la plateforme auprès d’un plus grand nombre de familles et d’élèves. Parmi les autres axes de développement figure la création d’offres dédiées aux élèves ayant des besoins éducatifs particuliers, comme les jeunes souffrant de troubles DYS ou de troubles de l’attention. Plus largement, nous souhaitons poursuivre nos travaux autour de l’usage de l’IA dans le soutien scolaire ; avec l’objectif d’améliorer la durabilité des progrès réalisés par les élèves.