Selon l’Observatoire de l’exploration L&D 2026 publié en février 2026 par Very Up, la pratique et l’entraînement boostés à l’IA sont désormais une priorité d’investissement pour les équipes Learning & Development des entreprises.
Se former à l’IA : une priorité absolue
Selon l’Observatoire de l’exploration L&D 2026, qui a été mené auprès de 200 professionnels entre octobre et décembre 2025, 64,5 % des répondants placent les compétences du digital, de la data et de l’IA comme des domaines de formation prioritaires, loin devant les compétences métiers (42,6 %) ou l’innovation et la conduite du changement (35,5 %). Une dynamique qui montre un basculement net : ces compétences ne sont plus perçues comme des expertises spécialisées, mais comme un prérequis transversal à tous les métiers. « Nous assistons à un glissement : hier, ces sujets relevaient de l’expertise. Aujourd’hui, de l’acculturation ; demain, du réflexe professionnel », souligne l’observatoire.
La mise en pratique devient un levier d’impact
Parmi les bonnes pratiques à privilégier en 2026, 53,8 % des professionnels L&D citent en priorité la mise en pratique des apprenants en situation réelle ou crédible, devant le feedback continu (42 %). Ce chiffre confirme que l’efficacité de la formation est désormais pensée à partir de l’action et de l’entraînement, et non plus de la seule transmission de contenus. « C’est le témoignage d’un signal faible qui devient, cette année, un signal fort : la pratique s’impose comme moteur central de la formation. Ce n’est pas une surprise : les méthodes d’impact ont toujours montré que l’ancrage se crée dans l’action, la répétition et le feedback », relève l’enquête.
L’e-learning classique recule
Les formats en e-learning s’essoufflent. « On ne parle pas ici de tous les contenus digitaux, mais de la forme historique : trop linéaire, dense, peu interactive », précise Very Up. En 2026, seul un tiers des répondants estime que ce format classique progresse tandis que 64 % anticipent une montée en puissance des entraînements et des simulations avec un coach boosté à l’IA. Cette recomposition des formats traduit l’abandon progressif des dispositifs descendants au profit de formats courts, interactifs, intégrés au travail réel et orientés vers la répétition et le feedback. D’ici deux ans, 54,8 % des répondants comptent par exemple utiliser l’IA pour créer des entraînements et des simulations.
La mesure d’impact reste un angle mort
Alors que 85 % des organisations mesurent les taux de satisfaction et 81,9 % les taux de participation à la formation, seules 41,8 % évaluent l’impact réel de la formation sur l’activité à travers des indicateurs comme l’évolution des ventes ou encore la qualité du service. Plus frappant encore, avec un budget fictif de 50 000 euros dédié à l’exploration, seuls 3 % des répondants investiraient en priorité dans la mesure d’impact et le learning analytics. « C’est pour nous le décalage le plus fort qui ressort de cet observatoire. Explorer sans mesurer l’impact, ce n’est pas innover. C’est donner une trop grande part à l’intuition », alerte Very Up dans son étude.
Par La Rédaction
