Le choix d’une plateforme LMS est crucial dans le déploiement d’une stratégie de formation. Mais les solutions sont pléthoriques. Les entreprises ont souvent du mal àidentifier leurs besoins. Voici les principales erreurs à éviter.

1.Ne pas impliquer les parties prenantes dès le départ

Le choix d’un LMS ne doit pas uniquement provenir de la direction ou des services RH. Il est essentiel d’impliquer les formateurs, les responsables métiers, les services IT voire les apprenants eux-mêmes. Cela permet de mieux cerner les besoins réels et de favoriser l’adhésion de la future solution choisie.

2.Négliger l’expérience utilisateur

Un LMS où il est difficile de naviguer peut décourager les utilisateurs, en particulier les apprenants. ​Avant de choisir une plateforme, il faut spécifier les besoins de cette catégorie d’utilisateurs dans le cahier des charges.

3.Sous-estimer l’expérience designer

« Comme l’apprenant, le concepteur pédagogique doit pouvoir naviguer simplement sur la plateforme, qui est son environnement de travail, pour construire les modules de formation », souligne Paul-Augustin Dennery, directeur de mission chez Learn Assembly.

4.Ignorer les besoins futurs de l’organisation

Le LMS doit être évolutif, à l’image de l’entreprise. Dès la rédaction du cahier des charges, l’entreprise doit demander au prestataire d’avoir une vue sur sa roadmap. « Il faut également être en veille pour s’assurer que la plateforme du prestataire est au niveau des standards du marché », ajoute-t-il.

5.Négliger l’intégration avec les systèmes existants

« Il faut s’assurer que le LMS puisse s’intégrer facilement aux outils déjà utilisés dans l’entreprise : SIRH, ERP, outils de messagerie… », explique-t-il. Les apprenants doivent également pouvoir accéder à la plateforme à partir des solutions collaboratives déjà déployées dans l’entreprise comme Teams.

6.Oublier de tester le LMS avant l’achat

Les démonstrations ou les versions d’essai permettent d’évaluer l’ergonomie d’un LMS. ​« L’entreprise doit demander des démonstrations après avoir défini, dans le cahier des charges, les fonctionnalités dont elle a besoin », indique Paul-Augustin Dennery.

7.Opter pour un seul outil

« L’une des plus grandes erreurs dans le choix d’un LMS, c’est d’envisager une seule solution par facilité. Une plateforme qui fait tout, ça n’existe pas », prévient Philippe Lacroix, directeur associé d’ILDI. La solution ? Interconnecter les solutions : LMS, outils auteurs, outil de social learning, SIRH…

8.Ne pas considérer l’accessibilité mobile

Nombreuses sont les structures à avoir des employés éloignés des bureaux et des ordinateurs. « C’est la raison pour laquelle il existe de plus en plus de plateformes 360 accessibles via smartphones, tablettes… », explique Paul-Augustin Dennery.

9.Ignorer les fonctionnalités analytiques

La plupart des LMS permettent de suivre les données de connexion et de temps passé sur la solution. « Mais si l’entreprisse souhaite des indicateurs plus précis de suivi et de mesure de performance, il faut qu’elle soit plus sélective car tous les LMS ne le permettent pas », souligne-t-il.

10.Trop se focaliser sur l’outil

Se focaliser uniquement sur l’outil est une erreur. « Il est très important d’accorder autant d’attention aux contenus qu’à l’outil, en pensant notamment à développer à la fois des contenus métiers alignés sur les attentes des collaborateurs et des contenus transverses », explique Paul-Augustin Dennery.

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