Lancée en mars 2026, EvalIA est une EdTech pensée pour accompagner les enseignants dans l’ensemble de leurs tâches quotidiennes, de la préparation des cours à l’évaluation des élèves. Son ambition ? S’ouvrir à davantage de pays francophones. Les explications de Thomas Cavil, fondateur.
Pourquoi avez-vous créé EvalIA ?
J’ai lancé EvalIA en mars 2026, mais ce projet me tenait à cœur depuis plusieurs années. En tant que professeur de SVT et de SNT, je cherchais un moyen d’utiliser le numérique pour rendre les pratiques enseignantes plus efficaces au quotidien. Jusqu’à récemment, je développais déjà de petits outils, mais je me heurtais au temps nécessaire pour les programmer. Les avancées de l’intelligence artificielle et des outils de développement ont changé la donne : elles m’ont permis de concrétiser une ambition qui était jusque-là difficilement réalisable. J’ai commencé à faire connaître la plateforme auprès des enseignants via LinkedIn et des communautés de professeurs. Aujourd’hui, chacun peut la tester gratuitement avant, s’il le souhaite, de souscrire un abonnement pour soutenir son développement.
Que propose votre solution ?
EvalIA est un outil qui accompagne les enseignants du collège, du lycée et du BTS sur plusieurs aspects de leur métier. La plateforme aide à construire une progression annuelle en s’appuyant sur les programmes et référentiels officiels. Elle permet également de générer des séquences pédagogiques, des supports de cours, des exercices ou des activités interactives. Elle intervient aussi au moment de l’évaluation : les enseignants peuvent corriger leurs copies de façon manuelle ou s’appuyer sur une pré-correction réalisée par notre IA. Par ailleurs, l’objectif de l’outil est de faciliter la remédiation et la différenciation pédagogique grâce à des retours personnalisés et des exercices adaptés aux besoins des élèves. Ces derniers peuvent retrouver leurs corrections et leurs ressources dans un portfolio numérique personnel, accessible sans création de compte.
Quels sont vos projets ?
Ma priorité est de poursuivre le développement d’EvalIA afin qu’un nombre toujours plus important d’enseignants s’en empare. Quelques mois après son lancement, la plateforme compte déjà environ 700 enseignants inscrits, essentiellement grâce au bouche-à-oreille, sans campagne publicitaire. À plus long terme, je souhaite faire évoluer le modèle économique et ouvrir EvalIA à la fois aux collectivités et à la francophonie. La plateforme a déjà été adaptée aux programmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en collaboration avec des enseignants belges, afin de tenir compte des spécificités de leur système éducatif. Je travaille désormais à son adaptation pour le Maroc.