EduBot permet aux enseignants de créer leur propre chatbot

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Lancée en février par un professeur de philosophie, EduBot est une application qui permet aux enseignants de construire leurs propres chatbots. L’objectif est de mettre à disposition des élèves des intelligences artificielles génératives nourries par des programmes éducatifs fiables.

Parallèlement à son activité d’enseignant de philosophie, Vivien Mirebeau, passionné de programmation, développe depuis quelques années des applications pédagogiques appuyées sur l’intelligence artificielle. Il a construit, il y a deux ans, l’application gratuite PhiloGPT, une solution se présentant sous la forme d’une interface WhatsApp qui permet de discuter, dans un contexte pédagogique, avec des philosophes comme Platon, Simone de Beauvoir, Blaise Pascal ou encore Simone Weil. Chacun de ces philosophes virtuels a été nourri par l’ensemble de ses œuvres, ce qui permet d’obtenir des réponses sourcées. « J’ai eu des retours très positifs de la part de mes collègues, qui m’ont immédiatement demandé comment j’avais fait pour construire cet agent conversationnel. Cela suppose d’avoir des compétences en programmation pour y parvenir », explique-t-il.

Transformer des cours en chatbot

C’est de cette demande qu’est née l’application EduBot. « Pour faciliter la tâche à mes collègues, j’ai décidé de leur mettre directement à disposition un outil permettant de créer des chatbots. L’outil s’appuie sur des IA génératives pour construire des assistants à partir de cours, de documents pédagogiques… », précise-t-il. Concrètement, la plateforme permet aux enseignants de construire facilement et rapidement leurs propres bots, sans aucune ligne de code, à partir des fichiers qu’ils fournissent. L’outil est ensuite automatiquement configuré. Les utilisateurs qui disposent d’une adresse académique peuvent ouvrir un compte gratuit qui donne accès à toutes les fonctions de création des chatbots. «  Les enseignants ont la possibilité de partager gratuitement des chatbots à une quarantaine d’élèves  », ajoute Vivien Mirebeau. Pour l’heure, l’Académie de Nouvelle-Calédonie prévoit d’acquérir quelques licences.

S’ouvrir à d’autres modèles de langage

Ayant au départ reposé sur l’API d’OpenAI, l’outil évolue pour donner la possibilité à l’utilisateur de choisir d’autres modèles. C’est d’ailleurs ce que Vivien Mirebeau vient de faire avec PhiloGPT, qui permet maintenant à l’utilisateur de remplacer l’API d’OpenAI par un modèle plus ouvert comme LLama (développé par Meta). « À terme, mon objectif est de sortir de la dépendance aux modèles américains. Pour l’heure, l’enseignant a la possibilité de choisir le modèle de langue utilisé par son bot. Pour les comptes gratuits, seul le modèle Mistral small est disponible », conclut-il.

 

 

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