Éditrice de l’ENT ÉcoleDirecte et de Charlemagne, Aplim développe des solutions numériques destinées aux établissements privés, de l’école primaire au lycée. Communication avec les familles, ressources pédagogiques, gestion administrative et pilotage stratégique : l’entreprise fait évoluer ses outils pour répondre aux besoins des équipes éducatives. Les explications de Reynald Marien, CEO.
Pourquoi Aplim a-t-elle été créée ?
ÉcoleDirecte, éditée à ses débuts par Statim, existe depuis plus de 25 ans. À l’origine, le projet visait à faciliter la communication entre les différentes parties prenantes d’un établissement scolaire : les familles, les élèves, les enseignants et la direction. Le développement d’Internet ayant permis de concrétiser cette ambition, le lancement de l’ENT a pu avoir lieu au début des années 2000. Aplim, l’entreprise qui édite aujourd’hui ÉcoleDirecte et Charlemagne, est quant à elle née en 2017 de la fusion d’Aplon et de Statim. Elle intervient exclusivement dans l’enseignement privé. Par ailleurs, elle compte 5,5 millions d’utilisateurs d’ÉcoleDirecte (dont 1,8 million d’élèves). Si le portail a initialement été conçu pour le secondaire, il s’est ouvert au premier degré il y a trois ans avec une version dédiée : MonPremierÉcoleDirecte.
Que proposent les solutions ÉcoleDirecte et Charlemagne ?
ÉcoleDirecte est aujourd’hui un portail qui dépasse la simple fonction de communication. Les élèves y retrouvent leur cahier de textes numérique, leur planning, les devoirs à rendre et leurs notes. L’ENT leur permet également d’accéder à des ressources pédagogiques, notamment par l’intermédiaire de « Mes Applis », notre plateforme intégrée qui rassemble des outils EdTech comme Plume, Voltaire ou encore FondamentApps. De leur côté, les enseignants disposent de fonctionnalités pour gérer les appels en classe, consulter leur emploi du temps ou diffuser des vidéos de cours. En complément, Charlemagne est un progiciel de gestion organisé autour de 11 modules couvrant la pédagogie, la vie scolaire, la comptabilité, la facturation des familles ou encore la gestion des bâtiments. Les deux solutions communiquent entre elles : les notes saisies dans ÉcoleDirecte peuvent ainsi être reprises dans Charlemagne pour faciliter, par exemple, leur transmission aux outils institutionnels.
Quels sont vos projets ?
Nous souhaitons accélérer notre développement auprès des centres de formation d’apprentis (CFA) et des centres de formation continue (CFC) ainsi que des écoles Montessori. Nous lancerons aussi un outil d’aide à la décision destiné aux chefs d’établissement. Son objectif est d’agréger et de rendre plus lisibles les données déjà présentes dans Charlemagne afin d’en faire des leviers de pilotage stratégique. Les tableaux de bord pourront notamment aider à anticiper les besoins de remplacement des enseignants, à adapter la gestion des bâtiments à l’évolution démographique ou encore à établir des projections budgétaires. Enfin, un modèle de langage interne doit permettre aux chefs d’établissement d’interroger leurs données en langage naturel pour mieux comprendre certaines évolutions, par exemple en croisant les résultats scolaires et l’absentéisme des enseignants.