Les smartphones et les tablettes permettent de se former partout et à tout moment. Mais concevoir une formation pensée pour des apprenants en situation de mobilité ne consiste pas à adapter un cours existant à un écran plus petit. Voici cinq leviers pour tirer pleinement parti du mobile learning.
Privilégier des modules courts et ciblés
Le micro-learning est particulièrement adapté à la formation en situation de mobilité. Cette modalité repose sur des capsules de savoirs de moins de 5 minutes (vidéos, audios, schémas), conçues pour être assimilées rapidement et efficacement. « Le micro-learning se caractérise par une segmentation de l’apprentissage en modules courts souvent gamifiés et ciblés sur un concept, une notion, une procédure », précise le 9e digital learning book publié par ILDI. Cette approche réduit la charge cognitive et facilite l’apprentissage en mobilité, où l’attention est souvent limitée.
Associer théorie et pratique
Pour que les connaissances soient assimilées, elles doivent être mises en application dès leur acquisition. Le guide recommande ainsi d’alterner des séquences de micro-learning avec des activités de micro-doing, qui invitent les apprenants à réaliser une tâche concrète. « La complémentarité stratégique des deux approches micro permet de concevoir une boucle d’apprentissage vertueuse composée d’une brique de savoir précis et d’une série d’actions concrètes. » Cette alternance facilite le transfert des connaissances vers des compétences directement mobilisables sur le terrain.
Exploiter la répétition espacée
Une seule exposition à un contenu ne suffit généralement pas pour le retenir sur le long terme. Le guide recommande d’intégrer des rappels réguliers, sous forme de quiz, de flashcards ou de notifications. L’objectif est de réactiver les connaissances au bon moment. D’autant que « la courbe de l’oubli montre que la répétition espacée permet de consolider les apprentissages dans la mémoire à long terme. » Inspirée des travaux d’Ebbinghaus, cette méthode améliore durablement la rétention des informations par les apprenants, notamment ceux qui se forment en situation de mobilité.
Garantir un accès aux contenus partout et à tout moment
La mobilité suppose une formation disponible quels que soient le lieu, le moment ou le terminal utilisé. Les ressources doivent donc être consultables facilement sur smartphone et proposées sous différents formats comme des vidéos, des podcasts, des quiz… Cela permet « une montée en compétences sur le bout des doigts via l’écran de smartphone. Cette e-mobilité rend possible une accessibilité et une intégration des temps d’apprentissage dans les activités professionnelles quotidiennes », résume le guide. Cette souplesse favorise ainsi l’intégration de la formation dans le quotidien des apprenants.
Limiter la surcharge cognitive grâce à une conception soignée
Les contenus mobiles doivent rester simples, lisibles et accompagnés de consignes claires pour ne pas détourner l’attention de l’apprenant. « Les activités proposées dans le cadre du micro-doing peuvent ajouter une charge cognitive extrinsèque si elles ne sont pas bien guidées. La simplicité et la clarté des consignes sont fondamentales. Le lien avec les savoirs doit être évident et explicite », souligne le guide. Enfin, une interface adaptée aux appareils mobiles et des activités bien structurées permettent de maintenir l’engagement tout en facilitant l’apprentissage.