Lancée cette année, MesCopies est la troisième application éducative développée par Vivien Mirebeau, enseignant de philosophie. L’EdTech entend assister la correction des copies et adapter l’intelligence artificielle aux pratiques réelles de correction. Le but ? Offrir, aux enseignants, une alternative aux systèmes de correction standardisés.
C’est la troisième application dédiée au monde de l’enseignement que lance Vivien Mirebeau. Après 1cours1bot et PhiloGPT, l’enseignant de philosophie lance MesCopies, actuellement en phase de test. « Contrairement à PhiloGPT qui est open source, MesCopies adopte un modèle freemium. Son but est d’assister la correction des copies en collant au plus près des habitudes des enseignants », indique-t-il. La genèse du projet provient de son insatisfaction vis-à-vis des outils de correction assistée par intelligence artificielle déjà existants. « Ces solutions produisent des corrections trop standardisées et éloignées de la pratique réelle des enseignants. Souvent, elles plaquent une façon de corriger qui ne ressemble pas du tout à nos habitudes. Personnellement, je passais au moins autant de temps à corriger les corrections de l’IA qu’à corriger moi-même mes copies. »
Un outil qui apprend des pratiques des enseignants
Le fonctionnement de MesCopies repose sur l’analyse des pratiques réelles de correction des enseignants. À travers une interface d’annotation complète, l’IA construit progressivement un « profil de correcteur » capable de reproduire le style, les critères et les habitudes d’évaluation de chaque utilisateur. « L’IA intégrée à l’outil analyse ce que fait l’enseignant et génère un profil dédié. L’idée est de repérer la nature de ses corrections, la manière dont il calibre sa notation, la longueur de ses appréciations ou encore le vocabulaire qu’il utilise », explique le fondateur. Petit à petit, la solution rassemble suffisamment d’informations pour être capable de générer une précorrection qui ressemble à ce qu’aurait fait le correcteur lui-même.
Une solution dédiée à toutes les matières
La solution est destinée à toutes les disciplines et à tous les niveaux d’enseignement. Elle intègre également les élèves dans le processus grâce à un système de dépôt de devoirs et de consultation des corrections. « À partir du moment où ils déposent leurs devoirs, toute la précorrection se met en route. Lorsque l’enseignant a fini de corriger la copie d’un élève, il peut lui partager un lien de correction sur lequel il pourra voir l’ensemble des remarques qui lui ont été adressées. » La solution se veut accessible aux enseignants peu à l’aise avec les outils numériques. « L’interface est conçue pour limiter les frictions et rendre la correction intuitive. Elle garantit également la protection des données : les informations personnelles sont remplacées par des identifiants fictifs. Ce processus de pseudonymisation permet de conserver des données exploitables pour le système tout en évitant la présence d’éléments permettant d’identifier une personne », conclut-il. Les premières utilisations à grande échelle devraient intervenir à partir de la rentrée de septembre.