Commercialisé depuis novembre 2025, Compagnon.co se présente comme une nouvelle génération de boîte à histoires enrichie par l’intelligence artificielle. L’objectif est de stimuler la curiosité des 8-15 ans uniquement par la voix et de leur offrir un usage numérique sans écran. Les explications de Grégoire Véron, fondateur.
Pourquoi avez-vous créé Compagnon ?
Mon épouse et moi avons quatre enfants et, comme beaucoup de familles, nous avions acheté des boîtes à histoires à nos enfants, qui les appréciaient beaucoup. Mais nous avons constaté qu’à partir de l’âge de 7-8 ans, ils commençaient à les délaisser. Nous avons ensuite compris qu’ils aimaient toujours les histoires, mais qu’ils « voulaient plus », à savoir pouvoir poser des questions, apprendre, découvrir le monde et gagner en autonomie, c’est-à-dire sans avoir besoin de leurs parents en permanence. C’est ce constat qui nous a conduits, il y a environ deux ans et demi, à créer Compagnon, que nous avons pensé comme « la suite des boîtes à histoire pour les 8-15 ans ». L’objectif est de nourrir la curiosité des enfants tout en leur offrant un environnement sécurisé.
Que propose votre solution ?
Compagnon est une enceinte connectée sans écran et boostée à l’intelligence artificielle. La solution s’organise autour de trois grands univers : l’exploration du monde, l’accompagnement scolaire et la détente. Concrètement, elle permet aux enfants de poser des questions à Compagnon sur la nature, les animaux, l’histoire ou la géographie. En parallèle, elle accompagne les enfants dans la révision de leurs leçons, l’apprentissage des langues, la préparation d’exposés… Enfin, l’outil permet de créer des histoires personnalisées à écouter dans des moments de détente. Pour l’aide aux devoirs, nous avons fait un choix essentiel : la solution guide l’enfant étape par étape, en partant notamment de ce qu’il a appris en classe, sans lui fournir de réponses directement. Puisque les parents peuvent le configurer via l’application, Compagnon s’adapte également à l’âge et au profil de l’enfant. Sur le plan technologique, nous utilisons un modèle « speech-to-speech », qui permet de répondre en moins d’une seconde et de prendre en compte certains éléments de la voix, comme l’accent ou l’intonation. Enfin, les parents peuvent définir des limites d’utilisation et, avec l’accord de leur enfant, d’accéder à l’historique des conversations.
Quels sont vos projets ?
Jusqu’ici, nous avons vendu plus de 3000 Compagnon grâce à une croissance entièrement organique, sans investir dans la publicité. Nous souhaitons maintenant accélérer notre développement à l’international. Si Compagnon est déjà vendu dans dix pays européens, l’essentiel de nos ventes reste aujourd’hui concentré en France, en Belgique et en Suisse. Notre objectif est de nous déployer dans l’ensemble de l’Europe d’ici à début 2027. Par ailleurs, nous voulons aller plus loin dans la personnalisation de la solution, notamment pour les enfants ayant des besoins particuliers. La raison est simple : nous sommes sollicités par des familles qui se demandent si Compagnon pourrait être adapté à des enfants autistes, malvoyants ou aveugles, par exemple. C’est un de nos gros projets de cette année car nous pensons pouvoir apporter une aide à des familles qui disposent aujourd’hui de peu de solutions.