Pour Novakid, l’anglais, ça se pratique !

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Créée en 2017, Novakid s’est donné pour objectif de repenser l’apprentissage de l’anglais chez les enfants. L’EdTech américaine, qui revendique plus d’un million de familles utilisatrices dans 50 pays, mise sur l’interaction et la pratique orale. Les explications de Pierre-Yves Deslandes, porte-parole.

Quelle est la genèse de Novakid ?

Novakid a été co-fondée par Maxim Azarov et Dmitry Malin, deux ingénieurs d’origine russe passés par des géants de la Tech comme Google. Ils ont choisi de domicilier leur entreprise à San Francisco pour en faire un leader mondial. La solution part d’un constat qu’ils ont fait en tant que parents : l’apprentissage de l’anglais à l’école repose souvent sur des cours collectifs et une pédagogie trop unidirectionnelle. Les enfants n’ont pas suffisamment de possibilités de pratiquer réellement la langue avec leurs pairs dans un cadre participatif. Les deux fondateurs ont donc voulu proposer une autre approche, davantage fondée sur les principes d’acquisition de la langue maternelle : l’écoute, le dialogue, l’interaction et le jeu. Leur ambition était à la fois de créer une solution entièrement consacrée à l’apprentissage de l’anglais et de la rendre accessible en ligne aux familles du monde entier.

Concrètement, que propose cette solution ?

Novakid propose des cours d’anglais en ligne, principalement destinés aux enfants de 4 à 12 ans, avec des enseignants professionnels anglophones ou natifs. Les cours individuels durent 25 minutes et reposent notamment sur la méthode du Total Physical Response (TPR), qui associe les mots à des gestes et à des situations concrètes pour ancrer durablement l’apprentissage. La plateforme propose également des activités complémentaires (lectures, dessins, vidéos, etc.) ainsi que des tuteurs d’intelligence artificielle pour permettre aux enfants de pratiquer l’oral de manière autonome : Pandy pour les 4-12 ans et NovaPals, destiné aux adolescents. Les apprentissages sont, quant à eux, alignés sur le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR). Enfin, les parents disposent, via l’outil, de données concrètes sur les progrès de leur enfant.

Quels sont les projets portés par les fondateurs ?

Après s’être développée à l’international, la société veut désormais renforcer sa présence en France, où plus de 7000 enfants suivent chaque semaine des cours sur la plateforme. Nous souhaitons maintenant renforcer notre présence auprès des familles. La plateforme prépare également le lancement en France d’une nouvelle offre de cours en petits groupes de six à sept enfants de niveaux similaires mais venant de différents pays, avec une inscription possible en fonction des disponibilités des familles. L’objectif est de proposer davantage de souplesse en fonction des emplois du temps de chacun. Plus largement, nous poursuivons le développement de nos outils technologiques et de nos fonctionnalités d’IA. Mais nous laisserons toujours les enseignants et les interactions humaines au cœur du dispositif.

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