5 conseils pour préparer son accréditation Hcéres

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Alors que le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé est actuellement examiné au Parlement et pourrait conditionner l’accès à Parcoursup à une évaluation du Hcéres, de nombreux établissements se préparent à cette nouvelle exigence. Dans ce cadre, ils doivent démontrer ce que leurs étudiants apprennent réellement. Cinq conseils pour y parvenir.

Définir une signature pédagogique

L’accréditation Hcéres est un processus officiel qui certifie qu’un établissement d’enseignement supérieur ou une formation respecte des critères stricts de qualité académique. L’établissement doit être capable d’expliquer clairement ce qui caractérise son expérience de formation. Dans ce cadre, il faut définir une « signature pédagogique ». Cette dernière « constitue un cadre commun qui aide à aligner la vision pédagogique, les pratiques d’enseignement, l’expérience vécue par les apprenants et l’identité portée par l’établissement », peut-on lire sur un livre blanc publié par Glowbl, plateforme de classe virtuelle interactive. La raison est simple : le Hcéres cherche à vérifier que la promesse pédagogique se retrouve dans les pratiques vécues par les apprenants.

Faire de l’apprentissage par projet le cœur du développement des compétences

Le guide insiste sur la différence entre un travail de groupe et un apprentissage par projet. Dans ce dernier cas, les étudiants travaillent à partir d’un problème réel, sont accompagnés par un intervenant qui joue un rôle de guide et produisent des traces d’apprentissage. « Ce qui est demandé à l’expert n’est pas de transmettre un cours mais de guider des apprenants. C’est précisément ce que la recherche identifie comme le modèle le plus efficace pour développer les compétences attendues aujourd’hui », explique le guide. Cette approche développe en effet des compétences très recherchées par les employeurs : pensée critique, collaboration, autonomie, communication… Elle fournit également au Hcéres des preuves tangibles de l’acquisition des compétences.

Former les étudiants à travailler en équipe

Le guide souligne que les étudiants ne savent pas spontanément coopérer efficacement. Pour éviter les conflits, le désengagement ou la répartition artificielle des tâches, il est ainsi recommandé de mettre en place un cadre explicite : rôles définis, « contrat de fonctionnement de l’équipe », évaluation par les pairs et apprentissage des méthodes de travail collectif. Il faut ainsi « créer un esprit de cohorte d’apprenants dès les premières sessions afin de constituer une équipe, des sous-groupes et un esprit d’entraide », illustre le guide. Ces dispositifs permettent de documenter la progression des étudiants et de renforcer les compétences collaboratives attendues dans le monde professionnel.

Construire une communauté pédagogique d’intervenants

Les intervenants professionnels sont souvent isolés les uns des autres. Le guide conseille d’organiser des rencontres régulières entre eux, tout au long de l’année afin qu’ils partagent leurs pratiques, identifient ensemble les difficultés et contribuent à l’amélioration continue des formations. « Une communauté d’intervenants se construit par des rituels réguliers », insiste le guide, qui appelle à mettre en place des programmes de sessions d’une heure en vue de « créer une dynamique professionnelle documentée, traçable, et mobilisable devant un comité d’évaluation Hcéres ». Et pour cause : les intervenants qui partagent leurs pratiques forment mieux et s’améliorent plus vite. Cette animation de communauté constitue une preuve concrète de pilotage et d’innovation pédagogique pour le Hcéres.

Concevoir chaque séance comme une activité

Que la formation se passe en présentiel ou à distance, le guide recommande d’alterner régulièrement les temps de transmission et les temps d’activité et de privilégier le travail en petits groupes. Ces sessions doivent être conçues à l’avance : « Un déroulé préparé en amont — avec les étapes, les durées, les consignes, les transitions — n’est pas une contrainte : c’est la condition pour que l’intervenant reste disponible pour animer plutôt que pour gérer la logistique en temps réel. » Par ailleurs, chaque session synchrone doit se terminer avec un livrable, même minimal : « une note collective, une liste de décisions, un schéma construit ensemble. Ce livrable est à la fois une preuve d’apprentissage et un point d’ancrage pour la session suivante ».

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