Formation multimodale : quelles bonnes pratiques adopter ?

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À l’heure où les processus d’apprentissage prennent des formes diverses, les formateurs doivent davantage miser sur le multimodal pour concevoir des parcours de formation. Quelles bonnes pratiques doivent-ils développer ? Quels outils doivent-ils maîtriser ? Nos conseils.

Utiliser les live learning platforms

Au-delà de la classe virtuelle, les « live learning platforms » garantissent une richesse d’activités qui mérite d’être mobilisée. Elles promettent d’enrichir l’expérience apprenante et d’augmenter l’efficacité pédagogique d’une séquence distancielle ou présentielle. Les fonctionnalités de ce type d’outils permettent de maintenir ou de réactiver l’attention avec des sondages en temps réel visant à mesurer l’intérêt des apprenants. Intégrées directement dans les outils de classe virtuelle, ces plateformes favorisent également le travail collaboratif grâce à des espaces digitaux de brainstorming. Parmi les plus connues figurent Panopto, Klaxoon, Kahoot ou encore Hippo Video.

Diversifier les sollicitations

On sait que l’interactivité favorise le sentiment d’appartenance à une communauté apprenante. Mais la variété des activités et des sollicitations dans un parcours de formation est également vecteur d’engagement collectif. Pour le cabinet de conseils ILDI, les classes virtuelles et les live learning platforms doivent ainsi s’articuler pour une montée en compétence bâtie sur la collaboration et le lien social. « Aux commandes, le formateur doit s’appuyer sur une scénarisation qui combine des mises en situation, des retours d’expérience, la co-construction de savoirs et des activités individuelles d’évaluation, de sondages, de partage de ressources complémentaires », explique-t-il dans son dossier « État de l’art. Classes virtuelles et Live Learning Platform ».

Contrer l’isolement avec le social

L’apprenant est un « animal social », comme le rappelle ILDI. Outre la création de liens fondés sur l’émulation et l’esprit collaboratif, la présence sociale permet la dynamisation de l’apprentissage individuel en effaçant l’isolement induit par la distance. « Elle concourt à la co-construction de savoirs individuels en s’appuyant sur le collectif d’apprenants réunis en classe virtuelle qui interagissent entre eux ». Le formateur doit mobiliser les opportunités d’interaction offertes par les classes virtuelles en activant les options de discussion en groupe, les retours d’expérience et les commentaires immédiats. Ces espaces virtuels rassemblent généralement des ressources pédagogiques complémentaires (vidéos, textes, podcasts…) pour guider le groupe dans ses productions.

Favoriser la confrontation des points de vue

Stimuler la co-construction de compétences entre pairs nécessite une confrontation de points de vue et la déconstruction des schémas de pensée classiques. Ce processus est jugé nécessaire pour progresser vers la mise en lumière d’une solution. Là encore, il s’agit de créer et de mobiliser une communauté apprenante à distance au travers de fonctionnalités de social-learning et des outils de communication et de gestion de projet (Trello, chat, forums…). La médiation humaine est très importante dans ce processus car la mise à disposition d’outils de communication ne promet pas l’échange entre apprenants : ces derniers doivent être encadrés par des tuteurs pour soutenir l’appropriation des connaissances.

Apprivoiser ChatGPT

Plutôt que de l’envisager de manière craintive, le formateur doit savoir s’en servir et en connaître les limites. Les IA génératives peuvent se révéler des outils efficaces de contextualisation et de personnalisation des classes virtuelles. Un cas d’usage pourrait se concrétiser par la synthèse, réalisée par ChatGPT, des échanges menés en classe virtuelle entre le formateur et les apprenants. Cette synthèse peut être transmise à la fin de chaque séquence synchrone. « Les solutions de visioconférence sont en cours d’intégration au sein de GPT-4 pour permettre une synthèse des échanges, le chapitrage automatique, le replay… Une fois cette synthèse des échanges réalisée par l’IA, il est possible de produire un quiz en adéquation avec les problématiques évoquées dans les retours d’expérience ou les séances de réflexion en sous-groupe », souligne ILDI.

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