Quatre conseils pour rendre le micro-learning efficace

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Le concept de micro-learning a le vent en poupe dans les entreprises puisqu’il contribue à soutenir et ancrer les savoirs de façon séquencée. Mais pour bien le mobiliser en vue d’une acquisition de compétences opérationnelles, encore faut-il que certains « ingrédients » soient au rendez-vous.

1. Miser sur le smartphone

Parce qu’il est devenu le « prolongement des mains », il est impossible de déployer le micro-learning en faisant l’impasse sur le smartphone. En effet, la formation accessible partout et tout le temps est désormais la plus adaptée puisqu’elle est « à même de se glisser dans lesmicro-plages horaires des agendas surchargés », explique le cabinet de conseil ILDI dans un dossier intitulé « Micro-formation, micro-action, mobile-learning : la formation au bout des doigts ». Intimement lié au micro-learning, le mobile learning présente aussi un intérêt dans le cadre des parcours de formation multimodale : au début de la formation pour présenter le parcours de envisagé, réaliser un auto-positionnement et tester les prérequis ; en salle de classe pour digitaliser l’expérience apprenant et renforcer les interactions présentielles via desapplications de sondage, de jeux pédagogiques, de quiz ; et, enfin, en post-formation pour fournir à l’apprenant des ressources complémentaires et lui donner la possibilité de maintenir des liens avec ses pairs.

2. Pratiquer le « micro-doing »

Si la micro-formation propose des ressources pédagogiques de quelques minutes pour une montée en compétences très ciblée, on assiste depuis années à la conception de parcours de micro-actions (micro-doing). Elles visent l’acquisition de réflexes et de bonnes pratiques opérationnelles pour un passage à l’action séquencé, progressif et ancré dans la durée. « Si une entreprise constate un manque de reconnaissance de la part de certains managers vis-à-vis de leurs équipes, elle pourrait envisager une micro-action qui consisterait à leur proposerde consacrer 10 minutes chaque vendredi à féliciter leurs équipes pour les avancées de la semaine. Cette micro-action est alors poussée sur le smartphone du manager. Elle lui laisse le choix d’accepter ou non le défi et lui permet de faire un retour sur la réalisation et les résultats », indique IDLI. Le micro-doing se base ainsi sur l’incitation plus que sur l’obligation.

3. Ne pas confondre « court » et « réchauffé »

« Dans le contenu d’un parcours de micro-learning, de micro-action ou d’un parcours de plusieurs capsules, les objectifs vont devoir être redéfinis capsule par capsule, qu’il s’agisse d’objectifs pédagogiques ou d’objectifs de formation », souligne IDLI. Par exemple, dans le cadre d’une formation de quelques heures sur le thème « Mener un entretien commercial efficace », l’objectif serait de développer le professionnalisme de l’équipe commerciale. Les objectifs pédagogiques viseraient la capacité de l’apprenant à mener un entretien pour analyser les besoins de son prospect, à apporter une réponse pertinente ou encore à conclure la vente et asseoir la relation commerciale dans la durée. Il s’agit donc d’actions à réinventer. Globalement, il faut toujours partir de la définition de l’objectif, voire du micro-objectif de chaque capsule et du résultat attendu au terme du mini-module.

4. Faire cohabiter plusieurs méthodes de formation

Pour maximiser l’efficacité de la formation, il faut donner une spécificité à chaque modalité courte ou plus longue. Cela revient à imaginer des parcours séquencés dans lesquels le micro-learning peut s’articuler avec d’autres modalités de formation. Par exemple, en parallèle du micro-learning, la pratique du social learning crée de l’engagement et confronte les points de vue pour acquérir de nouvelles compétences par l’émergence de nouvelles représentations du sujet. Le micro-doing va, quant à lui, stimuler le passage à l’action via des mises en applications quotidiennes en situation de travail et l’ancrage de réflexes. À cela on peut adjoindre des ressources asynchrones plus longues et des livrables à réaliser pour approfondir les acquis et révéler les freins ou les incompréhensions en vue d’une remédiation. Enfin, il est possible de proposer des évaluations formatives et sommatives afin de mesurer la capacité del’apprenant à faire le lien entre les diverses thématiques abordées.

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