Avec son projet PLEIADES, l’Université de Lorraine accélère sa transformation

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Avec son projet PLEIADES qui a été lancé en 2022, l’Université de Lorraine est lauréate de l’appel à manifestation d’intérêt Demoes (Démonstrateurs numériques dans l’enseignement supérieur). L’ambition de ce projet de transformation est de créer un environnement numérique intégrateur au service de toute la communauté universitaire.

L’Université de Lorraine entend déployer des outils de transformation au service de l’enseignement. Au travers de son « projet lorrain d’environnement numérique pour des apprentissages durables » (PLEIADES), elle poursuit en effet l’objectif de faciliter les apprentissages par le numérique. « Ce projet, qui est porté par une équipe composée de vice-présidents de l’université et de plusieurs partenaires comme ESUP-Portail ou l’académie de Nancy-Metz, a également pour but rompre les distances sociales, disciplinaires et géographiques », explique Thierry Cachot, responsable scientifique du projet.

Des TP immersifs

Le projet comprend notamment un programme « Territoires » destiné à faire connaître l’université à des jeunes qui en sont éloignés. « Grâce à un outil de réalité virtuelle développé par la start-up Mist Studio, une EdTech locale partenaire du projet, des lycéens pourront découvrir l’université et la vie étudiante. Ces ressources seront notamment déployées par des étudiants ambassadeurs dans des salons d’orientation », indique Marie-Line Rubini, cheffe de projet. Les technologies immersives seront également déployées pour rendre accessibles des sites d’expérimentation, des infrastructures de recherche… « Dans le cadre de ce programme, trois cas d’usages sont prévus : la préparation et l’organisation de TP, des visites virtuelles de campus réalisées par des étudiants dans le cadre de projets pédagogiques ou encore la présentation d’activités de recherche de laboratoires », indique Thierry Cachot. Les étudiants auront également la possibilité de préparer des TP grâce à des ressources interactives mises à disposition sur le LMS de l’université. Un autre programme, Trajectoires, concerne quant à lui la mise en place d’un e-portfolio permettant aux équipes pédagogiques d’assurer le suivi, la progression et l’évaluation des compétences des étudiants.

Des salles flexibles

Le projet poursuit aussi l’ambition de dynamiser les espaces d’apprentissage et de « favoriser la circulation des idées ». L’objectif est d’intégrer les pratiques et les outils des nouvelles générations d’étudiants pour répondre à leurs besoins de socialisation, de connectivité, de collaboration… Concrètement, il s’agit d’aménager des salles qui comprennent des espaces collaboratifs de travail. Du point de vue des outils, les étudiants peuvent, grâce à la solution VIRT’UL, avoir accès depuis leur ordinateur à des ressources et des logiciels spécifiques, s’affranchissant ainsi du passage contraignant par la traditionnelle salle informatique. « Nous sommes allés plus loin en développant, en interne, une technologie de « conteneurisation, qui permet d’incrémenter des environnements de développement dans l’ordinateur personnel de l’étudiant. Grâce à cette technologie, un étudiant en IUT communication ayant par exemple besoin de développer un site web sur un CMS aurait facilement accès à des environnements de développement qui ne nécessitent aucune installation », détaille Marie-Line Rubini. Cette flexibilisation des espaces et des outils a aussi pour but de s’adapter aux nouveaux paradigmes d’enseignement comme l’approche par compétences, qui suppose plus de souplesse en matière de transmission de connaissances.

Bientôt des mesures d’impact

Enfin, l’université souhaite dynamiser l’apprentissage des langues, notamment en favorisant la mise en place de projets pédagogiques communs entre ses étudiants et ceux d’établissements étrangers partenaires au sein de dispositifs d’échanges sécurisés. Pour l’heure, PLEIADES, comme tout démonstrateur, servira à identifier des solutions d’apprentissage innovantes à même d’essaimer par la suite dans d’autres composantes de l’université, voire dans d’autres établissements. Encore à mi-parcours, les démonstrateurs sont d’ailleurs en train de faire l’objet de retours d’expérience et d’études d’impact. « Ces études sont menées par des laboratoires de recherche qui nous accompagnent et serviront notamment à appréhender la manière dont les étudiants s’approprient les espaces et les ressources », conclut Thierry Cachot.

 

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